I)
Ce qu’est la honte
Avant de disserter sur cette notion, il faut la
définir. En effet, comment peut-on chercher la vérité sur un objet qui n’a pas
définition ?
Définition : la honte est lorsque l’on montre à autrui une
image de sois inférieure à celle que l’on conçoit.
Ainsi, si l’on cherche à abaisser chez sois le sentiment de
honte, il faut jouer sur un ou plusieurs paramètres qui interviennent dans la
définition de la honte.
Tout cela se
résume aisément sur un schéma :
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…. Ic=Image conçue par
soi même |

figure 1 |
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…. Id=Image donné de soi à
autrui |
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D=Ic-Id
Si D>0 alors il y a honte
Si D<0 alors il n’existe pas honte |
Figure 1: Les deux images sont environ au même niveau. Il
n’y a donc pas de honte.
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figure 2 |
Figure 3: L’image
conçue par soi même est supérieure à celle donnée à autrui. Il y a honte, et
d’autant plus que ôDô est grand.
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figure 3 |
Figure 2: L’image
conçue par soi même est inférieure à celle donnée à autrui. Il n’y a pas honte,
bien au contraire, il existe alors un sentiment de modestie, voire
d’infériorité.
II) Comment on s’affranchir de la
honte
Tout comme il existe plusieurs manières de
s’affranchir des dictatures communistes (excusez le pléonasme), on peut traiter
la honte par plusieurs méthodes.
1)
La force de l’habitude
Tels ceux qui souhaitent ne
plus subir les chatouilles d’autrui, il est possible de s’habituer à la honte.
Et pour faire, la méthode est simple : se placer dans une situation honteuse.
Pour s’habituer à ce sentiment de honte, il faut soit renouveler l’expérience
décrite ci-dessus régulièrement, soit provoquer des situations de grosse honte.
Bien sur, il est possible de faire un panaché des deux !
Mais cette méthode n’est pas entièrement satisfaisante pour
deux raisons : d’une part, le déhontissage n’est que partiel et d’autre part,
il n’est que temporaire.
Cependant, cette première méthode peut-être vue comme les
préliminaires de la seconde.
2)
La maîtrise de son image
Revenons à la définition de la honte : « la honte
est lorsque l’on montre à autrui une image de sois inférieure à celle que l’on
conçoit ».
C’est donc l’amplitude entre deux images qui est la cause
de la honte. Il faut donc réduire cette amplitude pour annihiler la honte. Ainsi
trois solutions s’offrent à nous :
a- Augmenter en toute circonstance la qualité de l’image que
l’on propose à autrui de soi (ne jamais faire peine)
b- Baisser la qualité de l’image que l’on conçoit de soi
même
c- Faire un panaché des deux solutions précédentes
La solution a
Elle est au non hontisme ce que
ceux qui disent qu’il suffit de ne pas attraper de maladie pour ne pas être
malade sont à la médecine. Certes cette solution peut parfois porter
satisfaction mais elle s’avère limitée voire nocive. Limitée car la honte
survient justement quand on ne l’attend pas (tomber sa glace par terre par
exemple). Et nocive car augmenter la qualité de l’image que l’on présente de soi
à autrui a pour conséquence directe d’augmenter la qualité de l’image que l’on
conçoit de soi même.
A noter qu’elle peut parfois servir, non pas pour baisser
l’amplitude d’une honte mais la fréquence des moments honteux. En effet cela est
le cas si l’on fait l’effort de ne pas se placer dans des situations souvent
sources de honte sans pour autant augmenter la qualité de l’image que l’on
présente de soi à autrui. Par exemple en ne prenant pas de glaces quand on est
dans une situation propice à la faire tomber facilement (quand on est avec des
enfants qui font souvent tomber les glaces des autres, que les glaces sont peu
larges mais hautes…)
Mais pour conclure sur cette solution, disons que d’une
part elle n’a qu’un faible intérêt et que d’autre part elle peut devenir
dangereuse.
La solution b
Il y a honte « lorsque l’on
montre à autrui une image de sois inférieure à celle que l’on conçoit ». Les
maîtres non hontistes, eux, agissent à la source de la honte pour l’éradiquer.
Pour cela, ils rabaissent l’estime qu’ils ont d’eux même.
Ainsi l’amplitude entre l’image que l’on montre et celle que l’on conçoit de soi
diminue voire s’inverse, allant même jusqu’à atteindre un état de plénitude que
seuls les maîtres non hontistes connaissent
Avant
l’entraînement au non hontisme :
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figure 3 |
Figure 3: L’image
conçue par soi même est supérieure à celle donnée à autrui. Il n’y a honte, et
d’autant plus que ôDô est grand.Avec l’entraînement, on parvient à abaisser l’image que l’on
conçoit de soi même : ôDô diminue
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figure 4 |
Et à terme, on
arrive à annuler D voire même à le rendre négatif :
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figure 5 |
Récapitulatif de
l’enseignement non hontiste:
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figure 6 |
A noter que le maître non hontiste peut accéder à un état
de plénitude, cela arrive quand Ic<0 :
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figure 7 |
Figure 7 : Ic< 0 : état de plénitude
Cet état de plénitude est appelé l’anti-honte, il est le
contraire de la honte.
La solution c
Il suffit de faire un panaché des solutions a
et b
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